Je perds mes cheveux, ai-je une alopécie androgénétique ?

Dernière mise à jour : 11 janv.

L’alopécie androgénétique ou androgénique (AAG), qui n’est autre que la calvitie pour la gent masculine à son stade avancé, représente la problématique de chute de cheveux la plus diagnostiquée.

Selon les sources, elle affecterait entre 30 à 50% des hommes et environ 20% des femmes.

Combinaison de « andro » pour androgène et « génétique » pour son caractère héréditaire, cette pathologie serait due à une prédisposition génétique favorisant une réponse exacerbée des follicules capillaires aux hormones androgènes, communément appelées hormones mâles, même si nous, les femmes, les produisons de façon tout à fait normale, dans des quantités moindres.


Si l'appellation est la même, son expression est différente entre les deux sexes.

  • Chez les hommes, la densité des cheveux et leur épaisseur diminuent progressivement au niveau des tempes, puis de la pointe du crâne (tonsure) pour toucher potentiellement la ligne frontale laissant une « couronne » de cheveux. Les différents stades d’alopécie androgénétique chez l’homme sont reportées dans l’échelle de Hamilton–Norwood.

  • Chez la femme, la perte de densité, plus progressive, va se concentrer au niveau de la ligne centrale des cheveux avec une raréfaction diffuse. Son évolution est présentée dans l’échelle de Ludwig (cf vidéo ici). Elle peut néanmoins, dans certains cas, emprunter le même modèle d’évolution que chez l’Homme avec la zone temporale affectée en priorité, signe généralement d'un dérèglement hormonal.


Parmi les signes cliniques caractéristique de l’AAG, nous pouvons citer l’affinement des cheveux, une perte de densité, un éclaircissement de la coloration, une production accrue de sébum rendant les cheveux gras plus rapidement et l’inflammation avec des rougeurs, des irritations ou des douleurs. La présence de duvet, cheveux dont le diamètre est inférieur à 0,03mm, augmente passant d’un ratio de 8 cheveux terminaux contre 1 cheveu duvet à 4 pour 1.


C’est pourquoi l’observation approfondie du cuir chevelu par un dermatologue spécialisé, équipé de l’équipement adequat, est indispensable au diagnostic de la pathologie. Il pourra alors réaliser dermoscopie, trichoscan, trichogram mais également demander le test du lavage. Celui-ci est particulièrement intéressant car il est non invasif et vous pouvez le réaliser chez vous sans problème. Je vois beaucoup de femmes échanger sur les réseaux sociaux leurs photos de cheveux perdus lors d’un lavage et demander l’avis de la communauté sur la présence d’une AAG ou non. La quantité de cheveux va signifier la potentielle présence d’une alopécie mais pas nécessairement d’une alopécie androgénétique.


Pour juguler une alopécie androgénétique, il convient donc d’obtenir d'abord le bon diagnostic. Vous l'aurez compris, je vous conseille de commencer par consulter un dermatologue spécialiste du cuir chevelu. Il pourra vous recommander un traitement, qui ne soigne pas la pathologie, mais permet de ralentir la chute. Néanmoins, avant de prendre un traitement hormonal, ma recommandation serait de consulter un endocrinologue qui vérifiera votre statut hormonal et s'il existe un besoin avéré de réguler vos hormones androgènes.


Enfin, je ne pourrai que vous encourager à ne pas vous arrêter là. Il est important d’enrayer la chute rapidement, mais comprendre ce qui peut influencer vos hormones ou vos récepteurs à la DHT est la seule façon d’avoir une action durable et de fond. Vous trouverez alors conseils auprès de praticiens de la médecine fonctionnelle, de naturopathes ou de nutrithérapeuthes. N’hésitez pas cependant à les appeler en amont pour vérifier leur capacité à vous accompagner sur le sujet.

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